Efficience collaborative territoriale dans le 3ème arrondissement de Lyon

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Article N°18497

Efficience collaborative territoriale dans le 3ème arrondissement de Lyon

<div><br /> <strong>Efficience collaborative territoriale, travail collaboratif et en r&eacute;seau.</strong><br /> <br /> Plus de 10 millions de Fran&ccedil;ais ont d&eacute;j&agrave; utilis&eacute; un site de co-voiturage pour se d&eacute;placer ou de locations entre particuliers, pour se loger<br /> <br /> <strong>Mais quelle est la place de l&#39;homme, du travail social et collaboratif au sein de notre soci&eacute;t&eacute; et sur nos territoires qui pousse &agrave; l&rsquo;exclusion tout en gaspillant les ressources humaines et mat&eacute;rielles&nbsp;</strong>?&nbsp;<br /> <br /> Ce qu&#39;attendent les habitants depuis toujours, c&#39;est de disposer&nbsp;d&#39;une <strong>information en temps r&eacute;el sur ses consommations multi-&eacute;nergies</strong> (&eacute;lectricit&eacute;, gaz, eau) et de mani&egrave;re <strong>multicanal,</strong> dans sa mairie, sur internet et sur son application. Idem pour les consommations &eacute;nerg&eacute;tiques et toutes autres ressources de son arrondissement, ainsi que les sources d&#39;&eacute;nergie de ses transports, et origine et nature des produits alimentaires consomm&eacute;s tous les jours chez soi, au restaurant&nbsp;&agrave; la cantine. Tellement &eacute;l&eacute;mentaire, et on en est si loin.<br /> <strong>Aujourd&#39;hui, chaque fournisseur d&#39;&eacute;nergie veut installer chez chaque habitant un compteur Linky, Gazpar, puis un pour l&#39;eau, un pour le photovoltaique</strong>, un pour l&#39;&eacute;olien, un pour les d&eacute;chets. Mais cela on n&#39;en a jamais voulu.<br /> <strong>Ce n&#39;est pas de 15 compteurs chez nous que l&#39;on souhaite</strong>, mais de l&#39;information, de la donn&eacute;e qui une fois partag&eacute; constitue de l&#39;energie et de l&#39;efficience collaborative. C&#39;est aux habitants de renverser le mod&egrave;le.<br /> Car toutes ces donn&eacute;es utilis&eacute;es sur ces plate formes collaboratives, comme celles des grandes&nbsp;entreprises et grandes collectivit&eacute;s, comment les&nbsp;r&eacute;cup&eacute;rer, comment&nbsp;&eacute;changer les donn&eacute;es pertinentes nous concernant pour cr&eacute;er une intelligence collective, un peu &quot;anti-gafa&quot; territorial ?<br /> <br /> <strong>Le CEE3 (Club des Entreprises et Entrepreneurs de Lyon 3&egrave;me)</strong> souhaite aborder ces sujets, <strong>r&eacute;inventer le 3&egrave;me arrondissement en repla&ccedil;ant le citoyen au centre de toutes les pr&eacute;occupations et consommations.</strong><br /> <br /> <strong>L&rsquo; Economie Sociale Collaborative</strong> touche principalement <strong>sept grands domaines</strong> :<br /> - <strong>la consommation</strong> telles les plate-formes communautaires de co-voiturage, de location et de r&eacute;servation de logements de particuliers,<br /> -<strong> le travail</strong>, t&eacute;l&eacute;travail, co-working</div> <div>&#8203;- <strong>la sant&eacute;</strong> par le d&eacute;veloppement des communaut&eacute;s de patients, des objets connect&eacute;s<br /> - <strong>le savoir </strong>tels les logiciels libres, encyclop&eacute;die collaborative, cours universit&eacute;s et d&rsquo;&eacute;coles de Commerce collaboratives gratuits, comme avec les MOOC<br /> - <strong>la production</strong> (Fab Labs, imprimantes 3D)<br /> - <strong>le financement</strong> participatif<br /> - <strong>l&rsquo;insertion professionnelle</strong><br /> <br /> <strong>Travailler sur le projet d&#39;un arrondissement serviciel devenant un &laquo;&nbsp;plateforme agr&eacute;gateurs de services&nbsp;&raquo;</strong> coproduits par la mont&eacute;e en puissance de l&rsquo;habitant/usager/consommateur mais aussi producteur, par le d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;conomie du partage qui r&eacute;v&egrave;le et exploite les actifs sous-utilis&eacute;s (covoiturage, partage d&#39;espaces, de parking, bureaux, entrep&ocirc;ts, domicile).<br /> <br /> <strong>Nous passons ainsi d&rsquo;une logique d&rsquo;offre &agrave; une logique orient&eacute;e vers les solutions co-produites par la demande</strong>, d&#39;o&ugrave; notre partenariat avec les journalistes de <a href="http://www.toutvabienlejournal.org" target="_blank"><strong>Toutvabien</strong></a> , journal positif, de solutions.<br /> &nbsp;</div>

De nouveaux besoins, voire de nouveaux métiers, apparaissent, on assiste parfois à une véritable disruption une totale recomposition des acteurs par secteur d'activité.

Dans le bâtiment, par exemple, organisé de manière trop séquentielle, avec le locataire en bout de chaîne. Aujourd'hui quelques projets innovants remontent l’ensemble du processus, par manque d'espaces urbains et par manque de temps et se dévéloppe par exemple la construction « hors site », en amont, la réhabilitation hors site, qui peut faire baisser par 5 le temps de construction, et par 3 les coûts de construction. Une autre mutualisation en amont entraîne une nouvelle forme de relations entre aménageurs et promoteurs comme le macro-lot avec l'humain, l'usager redevenant au cœur du projet.

C'est ce qu'on appelle une véritable bascule de l'amont vers l'aval de la valeur créée, où les collectivités, aménageurs et commercialisateurs disposent de nouveaux modèles économiques : financement participatif, datas, objets connectés, blockchain, intelligence artificielle, thermostats intelligents, équipement de rues par le solaire ; systèmes de lampadaires urbains et bâtiments intelligents, avec le BIM et la maquette numérique, etc. De très nombreuses plate-formes collaboratives comme Tracktor de  location d'engins de chantier entre professionnels du BTP

La Métropole de Lyon qui comporte plus de 50 clubs territoriaux d'entrepreneurs, et son conseil de développement, la CCI et différents clubs comme le CEE3 réfléchissent par exemple à des fonctions supports à temps partagé dans ces clubs de zones d'activités et d'arrondissements.

Imaginer un DSI à temps partagé sur une zone d'activité, un directeur achat à temps partagé, un directeur logistique à temps partagé, un Directeur Sécurité et Sécurité par zone à du sens... Le CEE3 pourrait se doter d'un développeur énergétique sur le 3ème arrondissement de Lyon
 

Les clubs territoriaux comme celui du CEE3 doivent pouvoir impulser la création de ces plateformes d’interopérabilité pour agréger l’offre multiple, et doivent opter pour l'un des modèles économiques suivants :

le maître d’un chaînon (Best of Breed) : contrôle une étape stratégique dans un secteur donné, c'est le cas de Google avec son projet Sidewalk Labs, plate-forme globale smart city de Google qui veut révolutionner le transport en ville
l’orchestrateur : pilote l’offre globale, mais recourt à des spécialistes sur chacun des maillons, ce qu'a réalisé la SPL Lyon Confluence et Lyon Smart Community avec l'écoquartier démonstrateur de Lyon Confluence
l’intégrateur : co-construit et réalise tous les services, c’est le projet d'écoquartier démonstrateur Smartseille d’Eiffage à Marseille.
le désintermédiateur : qui se place entre l’amont et l’aval pour maitriser l'offre et la demande sur un territoire, avec l'exemple de l'alliance entre Vinci et BlablaCar pour faciliter le covoiturage sur autoroute


L'arrondissement sera toujours gratuit pour l’usager, financé par l’impôt et par la plus-value généré par ces nouvelles plate-formes, mais mieux redistribué. Il est urgent d'agir car la dette des finances publiques s'accroit, comme le coût des services rendus, et de changer des mentalité, car nous changeons de monde.

Albert Einstein l'a imaginé il y a longtemps "Vous ne pouvez résoudre un problème avec le même type de pensée qui a créé le problème »

Pour ne pas aboutir à un arrondissement pauvre avec une offre de service réduite à l’essentiel et des services annexes contre un supplément de prix nous devons développer une économie sociale plus collaborative.

La notion de gratuité dans l’économie numérique et de l'économie du partage peut être une solution. Le modèle numérique peut être vertueux et porter sur une péréquation plus juste , certains plus aisés peuvent payer pour les autres si tous l'arrondissement contribuent à créer de la valeur, à développer du « commun ».

Ces différents modèles sont :

le modèle freemium : où les services les plus sophistiqués pour certains paient les services de base pour tous;
•le modèle biface : les recettes mixtes viennent à la fois des annonceurs et des usagers
le modèle de l’effacement : il est particulièrement présent dans le domaine des transports (voyages SNCF), le tourisme ou dans l’énergie, quand les usagers des heures les plus demandées paient pour ceux des heures creuses.

Ces modèles permettent de réinventer la gratuité mais surtout la solidarité territoriale différemment.

De plus ces plate-formes territoriales créent de nouvelles valeurs. Les données générées deviennent un gisement de recettes supplémentaires mais aussi de nouveaux modes de production : dématérialisation, optimisation des consommations, revente d'energies produites par les panneaux solaires (mutualisation, offre ajustée aux besoins, pilotage en temps réel, prédictivité), économie circulaire, de la fonctionnalité, impression 3D, paiement par monnaies locales par la métatechnologie de la blockchain…

Ces plate-formes territoriales permettent de réinventer les relations sur un même territoire ainsi que les modèles économiques, avec de nouveaux systèmes de gratuité et modes de production et de facturation. Pour que l'arrondissement serviciel soit ouvert à tous et non uniquement aux plus riches, il faut une approche plus large d'Economie Sociale Collaborative de ceux qui peuvent être les payeurs (utilisateurs et vendeurs de données, usagers des heures pleines, annonceurs, propriétaires de logements surdimensionnés)… qui ne se limitent plus aux 3 payeurs historiques (propriétaire, contribuable et usager).

Face à la crise du logement, à la difficulté de logement abordable, louer des pieces de son appartement inutilisé devient une source d'économie et de sociabilité. Il en est de même pour le co-working, le couchsurfing (hébergement temporaire et gratuit de personne à personne), qui peut se décliner avec l'Officesurfing (hébergement temporaire et gratuit dans des bureaux, d'entrepreneurs à entrepreneurs). 

Or, s’il est un acteur disruptif du transport aérien et ferroviaire (Yield management), du tourisme, il est d’abord un acteur disruptif du logement.

La mise en place d’un arrondissement serviciel pour tous impose de faire mieux coexister le monde de l’ancienne et de la nouvelle économie, des grandes entreprises et des freelances, des PME et des startups, des salariés et des demandeurs d'emplois..

Pour cela, les collectivités territoriales vont devoir s'adapter, construire les conditions favorables, des lieux publics nouveaux, les fonctions supports, les infrastructures et les modes d’organisation locales propices à développer les attitudes et les comportements collaboratifs des habitants et entreprises locales.
 

Les collectivités doivent penser autrement leur politique qui a contribuer créé les problèmes de stress, d'insécurité, de précarité, de vulnérabilité, de pollution, seule un nouveau type de pensée plus collaborative, plus ascendante, plus humaine....permettra d'améliorer le vivre ensemble sur un territoire.

Les clubs territoriaux comme le CEE3 souhaite participer à ces projets d'économie collaborative, de production collaborative, de consommation positive (alimentation, énergétique) travail à distance, d'éco-conduite, de co-voiturage, de conciergerie d'arrondissements...

​Pour plus d'informations, nous contacter ou nous rejoindre : contact@cee3.fr


Olivier LUISETTI

Lien :http://www.cee3.fr

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