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Article N°24096

GlobalGeoNews / Crise : quelles conséquences pour l’immobilier ?

Sébastien Laye est PDG d’Aslan Investissement - acteur du secteur immobilier - et spécialiste des questions monétaires et des politiques économiques pour l’Institut Thomas More. Il analyse l’impact de la crise du Covid-19 dans le secteur immobilier.  Entretien conduit par Souleiman Sbai


GGN : L’immobilier reste-t-il un placement sûr en temps de crise ?

Sébastien Laye : Je ne commenterai pas le concept de « placement sûr » : cela n’existe pas en finance, tout actif est représenté par un couple risque/rendement. Ce sont simplement les professionnels du secteur qui ont intérêt à répéter cette antienne, quelles que soient les circonstances. Il faut rappeler que l’immobilier, un secteur clef qui représente 15% du PIB français, a deux composantes : l’immobilier résidentiel, qui est l’immobilier que vous semblez avoir en tête, et l’immobilier tertiaire ou commercial (les bureaux, l’hôtellerie, la logistique, les commerces, les résidences étudiantes ou senior). La difficulté de la mesure des prix est multiple. D’une part, l’immobilier est essentiellement non coté, il n’y a donc pas de prix au jour le jour comme en Bourse, et les évolutions de tendance prennent plusieurs mois. D’autre part, les statistiques ne sont pas très fines en France, donc les données sont toujours décalées de plusieurs semaines. Enfin, dans la dernière période, celle du confinement, rien ne s’est passé par définition puisque les transactions ne pouvaient avoir lieu. Ceci étant dit, que pouvons constater sur les deux grands compartiments du secteur ? Sur le premier, d’abord, l’immobilier résidentiel : certains Français avec des projets d’achat n’ont pu les reprendre et les achever qu’à partir du 11 Mai. Ils n’y ont pas renoncé. Les autres, encore en quête d’un bien, ont revu leurs offres à la baisse : ceux qui demandent des décotes à la baisse de 20% sont rejetés par les vendeurs, mais ceux qui demandent du moins 5% semblent s’acheminer vers une transaction. Votre assertion sur l’augmentation des prix ne concerne que les prix parisiens sur le premier trimestre, ce n’est que le reflet de la poursuite de l’envolée des prix avant le Covid. Le Covid a brisé cette dynamique et hors Paris intra muros, nous sommes déjà à -3/4%. Les statistiques, décalées d’un trimestre, et qui doivent prendre en compte le déconfinement, n’arriveront qu’en août… (...) 

Retrouvez l'intégralité de cet entretien sur GlobalGeoNews.com


Souleiman Sbai

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