Entendre sa propre voix sortir d’une machine qu’on n’a jamais autorisée, ça fait un drôle d’effet. Cette sensation bizarre de se faire dépouiller de son outil de travail, celui qu’on pensait protégé par la loi française.
C’est ce qui m’est arrivé en mai 2026 sur Fish Audio, une plateforme de clonage vocal, où ma voix était clonée sur deux comptes différents.
Voici l’histoire complète. La procédure exacte qui a fait retirer ces modèles en moins d’une journée, étape par étape. Et surtout ce que j’ai découvert après, quand la plateforme m’a affirmé par écrit que tout était effacé, alors que ma voix générait encore de l’audio neuf sous mes yeux.
Comédienne voix off, je travaille à partir de démos publiques, ce qui explique sans doute comment ce clone a été fabriqué.